
GORGES DE LA MALBAIE
En revenant sur Québec, nous avons fait un petit crochet dans le Charlevoie. Nous avons été piqueniquer dans le parc des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie.
Comme tous les parcs nationaux ou provinciaux, celui-ci est payant mais cela ne revient pas très cher pour une famille soit 7$ (5 euros). En contrepartie, les parcs sont très bien entretenus, les chemins balisés, on trouve des informations sur le parc et même des toilettes à chaque fois que l’on en besoin ! Dans celui-ci on ne se déplace qu’en transport en commun : pour le grand plaisir des enfants nous avons été conduit dans un gros bus jaune du même type que ceux qui transportent les écoliers et que l’on a croisé plusieurs fois le long de la route. Nous avons mangé sur une table de bois (encore un super pique nique que Valérie adore ! Ras-le-bol des pique-niques !) Puis, nous avons fait une petite promenade le long de la rivière. C’était bien agréable, tranquille et beau pour les yeux. Au retour, petite pause goûter au self du parc et un premier café vraiment pas bon pour Valérie !
QUEBEC et l’île d’Orléans
Retour chez Jeff, où l’on a posé nos valises. Puis, nous nous sommes fait beaux pour retrouver Gina et José à Québec et fêter l’anniversaire d’Anaëlle. Nous avons fait, pour la deuxième fois un super anniversaire chez les amis de Gina, Sylviane et Michel (qui n’était pas là !). D’ailleurs, ce n’était pas un anniversaire, c’était Noël ! Il y a eu des cadeaux pour tout le monde …Les enfants ont eu des jouets, des souvenirs et nous sommes repartis tous les cinq avec un T-shirts de Montréal.
Pour ceux qui n’ont pas suivi, Jeff est un ami québécois qui habite sur l’Ile d’Orléans, une île du Saint-Laurent qui se situe à quatorze kilomètres du centre de la ville de Québec. L’île en elle-même ne présente pas de site extraordinaire, elle tire son charme d’un ensemble de petites choses qui font qu’on s’y sent bien et qu’on a envie d’y rester. Outre quelques superbes résidences, les 72 kilomètres de l’île sont reparties en vastes domaines agricoles sur lesquels se trouvent de jolies fermes constituées de plusieurs bâtiments séparés, mais de même facture architecturale, avec bien souvent des toits de couleur rouge, jaune, vert ou bleu. (voir photos)
Les abords sont entretenus d’une manière remarquable, à croire qu’ils passent une grande partie de leur temps à entretenir fleurs et pelouses.
Côté gastronomie, c’est un vrai bonheur car beaucoup de producteurs proposent des dégustations. On y trouve vin, cidre, fruits et légumes, viandes. Pour notre part, nous avons beaucoup apprécié leurs pommes, le beurre de pomme, le cidre (non pétillant) et leur cidre de glace.
Le cidre de glace est issu d’une récolte tardive de pommes gelées qui s’effectue jusqu’en janvier. Celles-ci sont ensuite pressées gelées pour donner un jus gris qui constitue la base du cidre de glace. Le résultat donne un breuvage très fruité, à 18%, excellent en apéritif.
Mais gardons le meilleur pour la fin ou la faim, la Ferme d’Oc de Jeff. Il y élève des oies et des canards en pleine nature. Ces dernières, de leurs champs, ont vue sur le Saint-Laurent, la Cathédrale de Sainte-Anne-de-Beaupré (haut lieu de pèlerinage) et sur la station de ski du Mont-Sainte-Anne, très prisée des québécois. Bref, dans un cadre pareil, on ne peut faire que des bons produits. De plus, Jeff qui nous a donné une leçon de courage, y travaille 18h par jour. Cet acharnement lié au démarrage de son activité lui permet d’avoir dès maintenant une qualité de produit qui a su convaincre les bonnes tables de Québec. Le magret y est divin et nous gageons que le foie gras ne doit pas être mal non plus.
Donc si vous passez ou vivez au Québec : le passage obligatoire est la Ferme d’OC sur l’Ile D’Orléans à une quinzaine de kilomètres à gauche après le pont.
En plus, ce qui ne gâche rien, Jeff connaît bien sa région et a pris le temps de nous en parler… Il nous a même posé une énigme que nous n’avons pas réussi à résoudre seul. La question était pourtant simple : Qu’elle est la particularité des maisons de la région de québec ? Il s’agit de trouver un élément qui rappelle la « nordicité » ? Nous avons passer un bon moment assis dans l’herbe en face de la maison voisine à sa ferme sans trouver. Autant dire que de là où vous êtes vous ne trouverez pas. La réponse est la suivante. La plupart des maisons anciennes arborent sur terrasse ou balcon des balustrades décoratives réalisées à partir des restes de la fabrication des lames de patin à glace qui a été un des fleurons de l’industrie local il y a quelques années. Jetez un œil à nos photos, l’une d’entre elles montre clairement une balustrade avec des trous en forme de lame de patin.
De l’extrémité sud est de l’île, on dispose d’une vue magnifique sur Québec plus particulièrement au coucher du soleil. Une promenade est aménagée à cet endroit, le long du St-Laurent, avec d’un côté la vue et de l’autre de superbes résidences. Les enfants y ont savouré des glaces offertes par José et les moustiques le sang sucré de Romuald qui, bien souvent, sert d’anti-moustique à toute la famille. D’une manière générale, au Québec, il y a beaucoup de moustiques et même si les habitants locaux vous disent que c’est rien car tantôt il y a 1000 fois moins qu’en Juin-Juillet, tabernacle … Il est quand même judicieux de prendre un anti-moustique avec soi pour affronter ces satanés bestioles en Septembre.
Pour rejoindre Québec depuis l’île, il n’y a qu’un moyen un superbe pont qui donne à sa gauche une vue sur Québec et en face une vue sur les chutes de Montmorrency…
Québec est la capitale de Québec. Elle est donc comme Ottawa très administrative. De part son histoire, elle s’attache à conserver un côté vieille France. Il faut avouer que la vieille ville est très propre et très jolie avec ses petites rues pavées, ses maisons en pierre, ses terrasses, son petit marché, ses escaliers et ses points de vue lors de la montée vers le château de Frontenac. La ballade est agrémentée de murs peints (réalisés par des lyonnais), de superbes enseignes, des spectacles de rue et parfois, on se surprend à fredonner Piaf ou Brel pour accompagner un chansonnier du coin de la rue. Bref, c’est sympa même si cela fait un peu Montmartre revu et corrigé par Walt Disney.
En dehors de ça, c’est une vraie ville avec de vrais gens. Si, si, on en a même rencontré… des vrais, pas des touristes qui, comme nous, prennent en photos des écureuils dans les parcs. Blague mis à part, un pique-nique très sympa avec Sylviane, Michel, leur fille Mathilde, Gina et José a été pour nous l’occasion d’en savoir plus sur cette ville. En gros, si nous avons bien compris, il existe trois parties principales :
- la vieille ville et le port,
- la ville haute
- la basse ville.
La ville haute est sur le cap Diamant. Elle y abrite les bons quartiers, avec de nombreux parcs, musées, parlements, le château, les boutiques… Bref on y respire et il fait bon y vivre.
La basse ville est pour la « populasse », polluée et sans arbres. Les gens d’en haut n’y descendent que très rarement.
Si vous avez lu les BD de Billal vous avez un aperçu de ce que sera Québec dans quelques années. En fait, la ville a commencé à prendre conscience de l’ampleur du problème et favorise depuis la réhabilitation de la basse ville. Elle y favorise l’implantation de nouvelles boutiques et tente de communiquer afin d’établir une certaine mixité sociale. Comme partout dans pareil cas, le salut proviendra peut être du côté des artistes qui vivent bien sur dans ce vivier…Qui sait ? Dans quelques temps, l’un deux sera peut être connu et cela deviendra très tendance d’habiter à côté des usines.
Enfin, Sylviane qui est française (du Bélieu dans le Haut-Doubs) nous a dit qu’au contraire de Montréal, il est difficile de s’intégrer à Québec. Ici, on aime les français… tant qu’ils continuent à prendre les écureuils en photos.
En tout cas nous ont a été super bien accueillis !
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