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Etats-Unis (Les) - Ouest Américain - les parcs


de Valérie et Romuald , 20-10-2005

De Moab au Lac Powell


Canyon Land

Ce parc national est immense. Trois entrées permettent d’y aller mais les secteurs ne communiquent pas entre eux par des routes classiques. Ici, c’est le parc des amoureux du 4*4 ou du VTT. Du coup, on a hésité d’y aller avec notre camping-car. Et bien finalement, c’était très bien. Et l’immensité étant, c’était l’un des parcs les plus sauvages qu’on est fait pour l’instant. Côté paysage, ce sont des prairies vertes où jusqu’en 1975 paissaient un troupeau comptant jusqu’à 10 000 têtes et bien sur des petits canyons de 30 à 100 m de haut un peu partout. Rajouté à cela des « Needles », colonnes de gray en forme d’aiguille, des champignons géants en gray rouge et blanc, des rochers blancs, beiges, rouges et violets à la tombée de la nuit. Les 3 petites balades que l’on a faites avec des petites feuilles documentaires étaient géniales. Très minérales, pour le bonheur des petits, elles nous ont entraînés à travers les rochers sur de chouettes points de vue et aussi un site en surplomb où indiens puis cow-boys s’y sont abrités. Ces derniers ont occupés les lieux jusqu’en 1975 jusqu’à ce que le parc devienne national. A voir la photo, on comprend que leur vie était plutôt rude.
Romuald en a profité pour shooter dans un cactus… voir le texte de enfants.
Hier soir, on a dormi en dehors des campings juste à la sortie du parc… Notre première nuit en sauvage aux USA quoi… dans un camping-car tout de même ! On a eu droit à un pipi nocturne et nous avons fini à trois dans notre lit…

Mesa Verde

Nous sommes le temps d’un week-end dans le Colorado. On a traversé des plaines avec des ranchs, des villages et voir des petites villes tous les 80 km…. Entre tout cela des routes toutes droites. Ensuite nous sommes montés sur Mesa Verde qui est perché sur une montagne qui domine cette plaine. Le paysage que ce soit en plaine et en montagne y est vert et l’on sent qu’il pleut souvent. D’ailleurs, pendant notre séjour l’orage à gronder toute une nuit. Romuald ayant oublié de fermer le vasistas du dessus de la capucine nous avons récupérés Louen au milieu de la nuit dans notre lit car son sac de couchage était trempé ! Il était tout comptant. Il s’est collé contre son Papa qui du coup n’a pratiquement rien dormi. Le lendemain Romuald est parti courir. Heureusement, que cela fait presque 10 jours qu’on dort en altitude car courir à 2400m ce n’est pas si simple. En revenant, il a cueilli plein de roses des prés tout beau tout frais… Mais en allant les laver vers les toilettes, il est tombé sur une affiche annonçant que le site de Mesa Verde était une zone touchée par la peste bubonique avec une liste de précautions à prendre. Résultat, les champignons sont passés à la poubelle… Et puis bon ! on espère que personne ne chopera une forte fièvre d’ici 7 jours !

Mesa Verde est un site classé par l’Unesco, un haut lieu historique des indiens Anasazi, les ancêtres des indiens Hopi actuels.… Ceux-ci jusqu’en 1100 habitaient sur les mesas, les plateaux, ils connaissaient depuis deux siècles une certaine prospérité et construisaient des maisons de pierre, appelées pueblo, près des champs où ils cultivaient maïs, haricots et courges. En 1100, pour une raison inconnue, ils sont descendus habiter en dessous des mesas et ont construit des maisons sous d’immenses surplombs au dessus des falaises des canyons qui parfois font plus de 100 m de profondeur. Ils continuaient leurs cultures sur les mesas. Pourquoi ? Difficile à dire, il n’y a pas de consensus archéologiques sur ce point à notre connaissance. La première réponse a été : pour se protéger car leur village étaient difficilement accessibles soit par de longues pistes depuis le fond des canyons soit par des passages d’escalade depuis le dessus des falaises. Mais apparemment certains éléments réfutent cette hypothèse, notamment le fait que les constructions ne montrent en rien un désir de protection. Ce qui est sûr c’est que les lieux choisis leur permettent d’être à l’abri de la pluie ou de la neige et au frais en été car le soleil étant très haut, il n’atteint pas leur maison, mais d’être en plein soleil en hiver… car ils sont placés plein sud et le soleil bas passe sous les surplombs. Leurs villages sont superbes faits de grès assez dur pris dans le fond du canyon, de structures de bois permettant de créer des étages et des toits et… de mortier. Ses sites n’ont été découverts qu’à la fin du 19ème … Ils sont relativement bien conservés. Jetez plutôt un œil aux photos. Les maisons ne présentaient aucune fenêtre. Les ouvertures correspondent à des portes et pour les plus petites à des aérations pour permettre de faire du feu à l’intérieur. Outre des maisons, on trouve des pièces pour conserver les céréales, des outils tels que le mano et le metate pour concasser les céréales et aussi des lieux de cérémonies nommés Kiva. Ceux-ci à Mesa Verde sont circulaires, enterrés avec un toit en bois recouvert de terre. A l’intérieur un système d’aération et une pierre de réflexion permettent d’entretenir un feu et d’avoir une belle lumière. Mesa Verde abritaient 5000 personnes sur de nombreux sites troglodytes. Les plus gros formant des villages de 150 personnes environ. Nous en avons visité deux, les plus accessibles. Les Anasazi ont quitté le site progressivement à la fin du 13ème siècle, là encore pour des raisons inconnues. Menaces ? Sécheresses ? Perspective de jours meilleurs au Nouveau Mexique où ils ont construit de magnifiques villages avec des pueblos que les espagnols ont repris en arrivant ? Qui sait ?
Voilà, nous avons été très impressionné !

Bluff

Après deux semaines à faire de la « scenic road », de la « scenic view », Nous avions envie de faire un break et faire une pose dans un coin avec des vrais gens et pas uniquement des touristes et des rangers. Nous avons choisi un peu par hasard (2 lignes dans le routard), le petit village de Bluff. Bien nous en a pris.
Bluff est un petit village de 250 habitants, petit oasis autour de la rivière San Juan, au milieu du désert et des canyons. Il se trouve en bordure de l’immense territoire de la Nation Navajo et tout près pour des américains (1h à 3h) du lac Powell, de Mesa Verde, de Monument Valley, de Arches et de Moab etc. Cette position, ainsi que la douceur du climat ont attiré une communauté d’intellectuels et d’artistes, plutôt des retraités, qui s’y sont instalés.
Bluff est aussi un site historique. Le village a été fondé à la fin du 19ème par les mormons après une épopée difficile dans le Far West. Pas facile de faire rouler des chariots dans ces amas de rochers, les canyons, les passages de rivières, les cols en haute montagne… En arrivant, ils ont construit des maisons en bois dans un petit Fort qui se visite encore. Pour la petite histoire, le Fort se trouve à deux pas de l’école accueillant à 95% des indiens navajos.
La prospérité semble être vite arrivée pour les mormons dans le village. Pour preuve, une dizaine de maisons superbes datant de quelques années après la fondation du village sont toujours présentes. Elles tranchent avec les mobil home ou chalets alentours, notamment ceux souvent vétustes des indiens navajos.
Bluff garde de cette époque un côté cow-boy… et on y trouve un immense site équestre où tout l’été, on s’adonne au rodéo. Nous en avons ratés d’une semaine. Dommage. Bluff, c’est aussi quelques bars qui ressemblent à des saloons avec des 4*4 et des immenses camions devant, c’est aussi des petites rues ou pour la première fois à la campagne nous avons vu des américains se promener à pied et pas en voiture.
Enfin nous avons visité l’école … L’équipe enseignante nous a fait un très bon accueil (voir projet école). Monique et Ron nous ont même conseillés une balade à faire autour de Bluff. Une vraie balade réservée aux locaux et pas que pour les touristes car il n’y a aucune pancarte et pour être franc cela peut être un peu dangereux pour le commun des mortels.
Après avoir un peu cherché la piste indiquée, nous sommes finalement arrivés au bord de la rivière San Juan qui fait frontière avec la réserve indienne. Nous y avons quelques minutes plus tard fait connaissance avec une patrouille de la police Navajo. Comme quoi, ils doivent toujours avoir des indiens postés en haut des rochers pour surveiller. Mais revenons à la balade, nous voici en face d’un pont suspendu en bois et filin d’acier, avec plein de trous partout. Des espaces de 3 à 5 à mètres où il n’y a plus de planches et où il faut mettre les pieds sur les poutres qui sont attachées aux câbles de chaque côté. En dessous, une rivière toute boueuse à fort courant et en face un chemin qui normalement devrait nous emmener dans un site Anasazi rien que pour nous. Dilemme ! Comment passer avec nos marmots là dessus et doit-t-on passer ? Finalement, Romuald se rappelle qu’il a une sangle dans un sac qui permettra d’attacher les gamins sur son dos. Après quelques essais, les adultes sont convaincus et nous demandons aux gamins s’ils sont OK. Anaëlle toujours partante, accepte la première avec enthousiasme, entraînant tout le monde, après quelques hésitations quand même ! Alors GO…
Et bien ! On en est revenu et c’était génial. Le site Anasazi bien sur moins bien conservé que ceux de Mesa Verde a abrité 16 maisons, sous un surplomb fantastique avec une vue très belle et sauvage vue : déserts, rochers en gray rouge et blanc et en dessous une propriété navajo c'est-à-dire un tracteur ancien avec un mobil home vieillot et trois chiens qui nous ont accueillis en silence et qui nous ont suivi toute la balade. Au retour Fabio et Anaëlle ont souhaités passer seul sur le pont. Romuald leur a bricolé un petit baudrier pour l’occasion. Valérie a beaucoup filmé vous verrez cela au retour.
Bref, beaux paysages et bonne ambiance … rien que pour nous. Merci Ron, merci Monique.

Bref on a beaucoup aimé. Si vous passez par Bluff. Arrêtez-vous !

Les enfants ont profités de se séjour culturel pour devenir ranger junior… ils sont très fiers et nous aussi.

Monument Valley

Il, faut dire ce qui y est, on hésitait. Dans tous les guides, on vous vente les paysages les plus fabuleux … des paysages vus et revus dans tous les films de cow-boys et notamment dans ceux de John Ford. Ensuite, on vous indique qu’il n’est pas possible d’y faire de la rando. Seul, un tour en voiture de 25 km y est possible… tout le reste est payant. Finalement, on s’est dit qu’on était tout près et qu’il fallait bien y aller. Nous n’avons pas regretté. C’est simplement fantastique… Mélange de sable, buissons, montagnes rouges, pistes rouges et ciel bleu avec nuages… Cela donne de belles perspectives et de belles photos !
En plus, les 25 km de piste était interdit aux véhicules de plus de 9 m et fortement déconseillé aux camping-cars. Comme nous n’avions pas les moyens de payer un tour accompagné en bétaillère à touristes et que l’on peut considérer que notre petit véhicule fait 8m 98 en appliquant le taux de change… Nous étions les seuls de la journée en camping-car au beau milieu des paysages de la chevauchée fantastique. Les enfants, installés sur le lit arrière devant la fenêtre, faisaient des bonds à coup de grands éclats de rire et des signes aux bétaillères des tours opérateurs qui étaient bien obligés de rouler à notre rythme.
Monument Valley c’est aussi la partie la plus prestigieuse de l’immense territoire Navajo. On y voit plusieurs Hogans, leur maison traditionnelle en forme de yourte, bâtis sur une structure en bois de Juniper et recouverte de terre. Ceux-ci ont des formes différentes symbolisant les hommes et les femmes, mais les familles habitaient ensemble indifféremment dans l’une ou l’autre. Voir photos. Leur langue est très complexe et mis à part « bonjour » nous n’avons pas essayé d’apprendre les chansons que les enfants navajos nous ont chanté. (voir projet école). Pour rappel, pendant les 2 guerres mondiales du siècle dernier et surtout à la deuxième, les américains ont utilisés les services des navajos pour le codage des communications. Si cela a bien marché, ce n’est pas pour rien.
Enfin, on a fait une petite pause au milieu du parc pour voir un enclos de superbes chevaux. Des balades sont possibles mais trop chères pour nous. Finalement, on a négocié un petit tour pour les enfants. Romuald a hésité. Ca le tentait vraiment beaucoup de chevaucher dans un tel contexte…

Lac Powell

Lorsque nous avons quitté Monument Valley, il était tard déjà et Romuald n’était guère motivé pour conduire plus de 2h pour se rendre directement à Page. Alors nous nous sommes arrêtés dans le petit Parc National « Navajo National Monument ». Là encore nous étions à plus de 2000 m d’altitude. Nous sommes arrivés au couché du soleil, au-dessus de nous, un ciel fantastique et de chaque côté, de profonds canyons rouges conduisant à des affluents de la rivière San Juan. Côté camping, c’était gratuit… Du coup, sachant que nous n’étions pas loin de Monument Valley, nous avions peur de ne pas avoir de place. Et bien non… le premier camping était vide. La solitude au milieu du désert effrayant Madame et les enfants nous avons opté pour le deuxième où trois camping-car étaient déjà là. La nuit a été froide et étoilée, un ciel incroyable comme on les aime. Romuald passe régulièrement une bonne demi-heure le nez en l’air à les regarder et à essayer de reconnaître les constellations présentées dans le livre des enfants.
A part cela ce parc est super. En plus tout est gratuit ce qui est plus que rare en pays Navajo. Le lendemain, nous sommes partis pour une randonnée de 5 heures, obligatoirement accompagnée par un guide ranger Navajo qui nous a conduit au fond d’un des canyons de grès rouge pour remonter vers un ancien village troglodyte Anasazi en pierre rouge et remarquablement bien conservé. Il faisait chaud, très chaud. Les enfants ont pourtant réussi à courir devant nous à la montée, à la grande surprise de notre guide qui s’attendait sans doute à ce qu’on doive en porter un.
Mais revenons au Lac Powell, où nous avons décidé de nous poser quelques jours en se disant qu’on trouverait bien une plage pour buller.
Tout d’abord, il s’agit d’un lac artificiel construit dans les années 60. Sa vocation est d’alimenter plus de 25 millions de personnes en eau potable et en eau d’irrigation principalement sur les 4 états les plus proches (Utah, Arizona, Nouveau Mexique, Nevada) mais aussi pour la Californie. L’électricité est utilisée pour financer le barrage et financer les parcs nationaux alentours ainsi que bon nombre de programmes culturels, sportifs et promotionnels de cette région désertique, ce qui représente 2 milliards de $ depuis sa création. Le barrage que nous avons visité est le deuxième plus grand barrage des Etats-Unis avec une hauteur d’environ 180m. De même, le lac représente la deuxième réserve d’eau des Etats-Unis. Il a fallut 17 ans pour remplir le lac Powell et ses innombrables canyons. Il fait 300 km dans sa plus grande longueur et compte près de 3000 km de côte. Imaginez un lac alimenté par l’eau limpide du Colorado avec des falaises rouges et blanches autour, des méandres formées par les canyons, des petites criques et quelques baies de sable allant du jaune au rouge vif par place. Vous comprendrez pourquoi malgré le fait qu’il se trouve au milieu du désert, il attire chaque week-end de nombreux américains de Salt Lake City à Santa Fe. Ceux-ci arrivent avec de gros camping-car tirant de gros hors-bord, le 4*4 et les jets skis. Ici tout est devenu très cher. La location de bateau ou un simple tour sur des bateaux mouches n’étaient pas dans notre budget, il nous restait le kayak mais les enfants auraient eu dans doute peur dans les grosses vagues formées par les hors-bord. Résultat, on a fait quelques kilomètres en camping-car pour se trouver quelques points de vues intéressant, plages et petites criques. C’était très sympa. Nous avons pu nous baigner sauf Valérie bien sûr. Romuald a même fait un peu de plongée en apnée pour suivre les falaises qui s’enfoncent dans l’eau. Le bilan de la plongée dans la jolie petite crique (voir photo) est le suivant : une cinquantaine de canettes, un tesson de bouteille et quand même un beau poisson (Largemouth). Il n’ y a pas que sur les routes que les gens balancent n’importe quoi par la fenêtre. Pour continuer sur cette petite touche écolo, il est bon de savoir que la hauteur du lac diminue chaque année à cause d’une forte augmentation de la consommation depuis une dizaine d’année et une diminution des précipitations… A tel point que cela commence à inquiéter les gérants du barrage. L’eau n’est pas une ressource inépuisable même au USA !
A part cela, nous sommes allés à Antelope Canyon, non loin de Page. Parc Navajo plutôt cher mais à ne pas manquer. D’en haut on ne remarque qu’une fissure dans le désert allant de quelques centimètres à un ou deux mètres au maximum. Un petit passage, très étroit, permet d’y pénétrer. Ensuite, c’est magique. On évolue dans des draperies en mouvement de grès jaune orange et rouge. La lumière filtre d’en haut d’une manière non uniforme formant de-ci, de-là des puits lumineux. Cela semble irréel et c’est fantastique.
Aujourd’hui, petit pause au bord de la rivière Colorado à Lee’s Ferry près de Marble Canyon, à quelques heures du grand Canyon notre prochaine destination. Nous nous sommes installés dans le petit camping de cette nouvelle entrée du Parc de Glen Canyon. On a visité quelques vieilles pierres datant des pionniers puis nous sommes allés buller sur les rives du Colorado. La première halte s’est faite près de la rampe d’accès pour la mise à l’eau des bateaux. Il y avait un groupe de personnes en rafting et en kayak qui s’apprêtait à partir pour une descente du Colorado de 19 jours. Un panneau nous avait appris qu’il fallait réservé 10 ans à l’avance, pour les particuliers, pour pouvoir obtenir l’autorisation de descendre le Colorado. En discutant avec les gens de l’expédition, on a su que la demande du responsable du groupe avait été réalisée… il y a 15 ans !! A cette époque, il trouvait super de descendre le Colorado, 15 ans après, il en avait beaucoup moins envie et a faillit tout annulé ! Mais, si vous vous décidez demain pour ce grand moment, vous pouvez toujours passer par une agence, le délai sera beaucoup moins long mais le tarif beaucoup plus élevé ! (soit environ 2000 $ / pers. Pour 14 jours).
Pour la deuxième halte, un peu plus loin sur la rive, nous nous sommes rendus à la petite plage près du camping, un petit coin paradisiaque, avec sable fin et lagune. L’eau n’était pas chaude mais les enfants ont quand même bien pataugés jusqu’au coucher du soleil. L’eau était super claire et de voir un peu plus loin les premiers rapides Romuald n’a pas pu s’empêcher de penser à Boris (ce veinard !) qui a fait la descente, il y a déjà une vingtaine d’années.


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