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Indonésie - Bali


de Valérie et Romuald , 27-06-2006

Scooters, pirouettes, cacahouettes


Cela fait un moment que nous reportons le moment d’écrire ce récit. Au début du séjour, ce n’était bien sûr pas à l’ordre du jour. Ensuite, tout de sorte de bons prétextes nous ont éloignés de notre e-tribune dont voici quelques échantillons : la sieste à l’ombre d’un palmier, la lecture au bord d’une des nombreuses piscines, siroter un savoureux jus de fruits balinais, d’innombrables « vagabonderies » dans les chemins délicieux des souvenirs de voyage et déjà la perspective de notre retour en France.
Tous ceux qui y avaient déjà mis les pieds nous avait dit : Bali c’est touristique mais vous allez A-DO-RE, « it’s touristic but just gorgeous »… La famille était donc impatiente d’y aller ou presque car Romuald avait la méfiance de ceux qui n’aime pas faire comme tout le monde. Et puis toutes leurs phrases contenaient « un touristique » suspect.
Maintenant que nous volons pour Beijing, il est plus que l’heure de vous raconter tout cela.

Ubud

C’est fatigué comme d’habitude et avec quelques heures de retard que nous débarquons au milieu de l’après-midi à l’aéroport. Afin de ne pas commencer par les coins branchés du tourisme australien et à risque d’attentats, nous avons évité Kuta et les environs de l’aéroport pour filer dans l’intérieur des terres et rejoindre la perle culturelle de Bali, Ubud.
Hong-Kong est déjà loin. Ici, pas de gratte-ciels et les routes ressemblent à celle d’Amérique centrale, le style de conduite est napolitain sans les fiats 500 mais avec en plus une foule de scooters et de motos dans laquelle notre taxi se fraye un passage à grand coup de klaxonne. Globalement, les balinais roulent à gauche mais moins franchement qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande. Choisir toujours le même côté de la route est-ce bien important ?
Romuald s’imaginait un petit village au milieu des montagnes et des rizières…Et bien non, Ubud est une grosse bourgade avec des magasins pour touristes partout… Valérie apprécie et a déjà repéré deux ou trois magasins à ne pas manquer. Romuald fronce d’avance les sourcils. L’hôtel que nos amis de Chiang-Mai nous avait conseillé étant plein, on se retrouve à marcher dans la rue. Les balinais assis le long du trottoir nous interpellent tous les 5 mètres :
- « Transport ?», « Cheap, cheap » (Pas cher, pas cher),
- « an accommodation may be » (Un hôtel peut être),
- « spectacle tonight ? » (Un spectacle ce soir).

Là, Romuald commence à froncer franchement les sourcils. « Maintenant, on prend un hôtel et on avisera demain… Allez celui-là ! ».
L’hôtel ne paye pas de mine de premier abord surtout de nuit. Finalement, on rentre dans un superbe jardin qui nous éloigne soudain des bruits de la rue. On devine un peu plus loin une très belle piscine que les enfants ont déjà rejoint en courant pour repérer les lieux. Les chambres sont des bungalows individuels avec une porte sculptée de belle facture. On y entre pied nu de peur de salir le sol carrelé d’une propreté étincelante et surtout pour faire comme l’hôte qui nous accueille. Le mobilier est superbe avec deux lits deux places. Le prix pour une première nuit est correct et les petits déjeunés inclus pour tous. Des belles fleurs blanches sont posées sur nos serviettes de bains. Tout est élégant. « Cela nous ira très bien ». Romuald défronce les sourcils.
Ce soir nous décidons que demain pendant l’école, Romuald prendra le temps de négocier un hôtel et se renseigner sur la location de voiture afin d’éviter les «Transports Cheap, cheap » et le système des tours à touristes.

La suite est juste parfaite. L’hôtel qu’on nous avait conseillé remporte la négociation avec une chambre qui vient de se libérer. Les enfants râlent lorsque nous changeons car ils sont à la piscine. Papa leur dit qu’ils peuvent rester en maillot de bain. C’est juste à côté. Les touristes qui bullaient à côté de la piscine ont donc vu déboulé en courant une horde de petit français hurleurs : « Elle est encore mieux que l’autre » suivi des plongeons et éclaboussures d’usage. Les pauvres jusque là ils pensaient avoir trouver un havre de tranquillité !
Nous sommes accueillis par un jus de fruit frais de bienvenu, Valérie a déjà récupéré une des fleurs du jardin pour se la passer dans l’oreille. Romuald ne tarde pas à rejoindre les enfants pour se rafraîchir. La chambre est superbe. Le jardin aussi. Les petits déj’ encore mieux. Le service est excellent. Ils sont prévenants, accueillants, souriants… bref, pour simplifier : l’antithèse d’un hôtel à Paris. Ce luxe nous est offert pour 22 euros la nuit pour toute la famille. On y restera une semaine !

Le succès d’Ubud réside dans la conjonction de plusieurs éléments :
- Il n’y pas encore eu d’attentats
- Une position géographique intéressante pour rejoindre les montagnes, les temples les plus prestigieux de Bali, les volcans, les rizières etc.
- la présence d’artisanat dans les villages alentours, de nombreux temples et palais ainsi que la pratique de danses traditionnelles.
- l’architecture locale. A première vue lorsqu’on flâne dans les rues transversales à celles touristiques, on a l’impression de ne voir que des temples hindous. En fait, il s’agit de propriétés dans lesquelles au lieu d’y avoir qu’une maison on retrouve plusieurs corps, l’un est la chambre des parents, l’autre celle des enfants, un autre la cuisine, de grands espaces ouverts pour recevoir les invités au milieu des jardins et bien sur de nombreux mini temples familiaux dans lequel on place des offrandes régulièrement, le tout clos par des murs de briques surmontées de petites sculptures.

Nous avons goûté à tout cela et pas seuls. Nous avons sympathisé avec une famille allemande (Claudia et Lothar) de notre hôtel avec deux gamines (Zina et Merle)… histoire d’être encore plus bruyant à la piscine et au restaurant.
Au programme de nos journées, en dehors de l’école et de la sieste de Merle, nous avons visité quelques temples et palais ainsi qu’assisté à quelques cérémonies et danses traditionnelles. Claudia nous a suggéré d’aller assister à une crémation. C’était un grand moment assez fascinant. Tout le village semble se retrouver dans l’enclos familial de la défunte. Tout le monde est en habit traditionnel et arbore son plus beau sarong. Pendant une heure au rythme des incantations hindous et de la musique des xylophones, tambours et gongs, de nombreuses offrandes circulent et semblent être bénites. Sous un soleil de plomb, le rituel paraissait interminable et puis tout à coup tout s’est animé. Des hommes ont chargé les offrandes et le cercueil dans une sorte de tour reposant sur d’immenses armatures en bambous. Il faut plus d’une trentaine de solides gaillards pour la déplacer, ainsi qu’un autre « char » représentant un lion rouge porté de la même façon. Ensuite la procession a commencé par nous entraîner à travers le village puis des rizières pour rejoindre enfin dans la campagne un immense banian en dessous duquel les deux « chars » ont été déposés. A aucun moment, on n’a entendu des pleurs ou des plaintes pourtant il s’agissait d’une jeune femme de notre âge ayant deux enfants en bas âge. Sans doute ceci est lié au fait que les hindous croient en la réincarnation. Quand les flammes s’emparent du cercueil tous le monde s’en va peu à peu. C’est ce qu’on a fait un peu plus précipitamment quand on a commencé à deviner la tête et les bras dans le brasier afin de ne pas choquer les enfants !
La religion prend beaucoup de place dans la vie des balinais. A chaque coin de rue, de maisons, devant la devanture des magasins, sur la plage, on peut remarquer à chaque fois des offrandes. Lors de nos balades à pied ou en voiture, il n’est pas rare de voir une cérémonie ou une procession et ce quelque soit le jour de la semaine.
Dès le début, nous avons décidé de louer notre propre voiture afin d’être plus libre. Romuald a négocié une vieille Toyota Kijang de 230 000 km qui ressemble à un 4*4 et qui a deux banquettes dans le coffre soit 9 places ce qui permet de voyager facilement avec nos amis allemands. Le prix de la liberté : 6 euros par jour !
Romuald qui est habitué à la conduite à gauche et à conduit en Thaïlande et au Mexique s’en sort plutôt bien au milieu des centaines de scooters. Côté navigation, il faut suivre régulièrement la carte mais cela s’avère plus facile qu’il n’y paraissait. En effet, l’alphabet balinais étant latin, on arrive à lire les panneaux.
La voiture nous permet de découvrir les villages où l’on produit l’artisanat qui part souvent pour les pays occidentaux. Les enfants comme les grands on apprécié de visiter les ateliers de bijouterie et de sculptures sur bois, avec en prime un petit sourire en les regardant finaliser les gecko que les mamies ont ramenés comme souvenir du Costa Rica ! Et oui tout est fabriqué ici. On retrouve des pièces maories, indiennes, américaines, mexicaines, aborigènes, etc. Les prix sont étonnamment très bas. A notre retour dans la région deux semaines plus tard, on fera une razzia et un envoi de 30 kg, à découvrir fin août si le gros colis ne se perd pas.

La montagne

En s’éloignant d’Ubud, la nature récupère rapidement ses droits et il est agréable de circuler sur des routes qui longent de magnifiques rizières en terrasse. Une de nos premières sorties en montagne avec nos amis allemands consiste à rejoindre le superbe site du Volcan Agung Batur dans l’objectif d’en réaliser l’ascension. C’est un fiasco ! Nous avions lu que là-bas la population était assez agressive envers les touristes, les abordant sans cesse pour vendre quelque chose et les forçant plus ou moins à prendre un guide, trop onéreux pour nous, pour monter au volcan. Le Lonely Planet conseillait un petit parking perdu et difficile à trouver au nord du volcan qui présentait, de plus, l’avantage d’être à 1h de marche du sommet, idéal pour nos familles avec bambins. C’est donc confiant que nous avons entamé la journée. En premier lieu, la voiture nous a conduit sur une crête qui domine le superbe lac et donne une vue magnifique sur le volcan. Après, nous avons galéré pour trouver le fameux parking dans des chemins peu carrossables qui ont du fortement secouer la petite troisième dans le ventre de Claudia. Finalement, un jeune en mobylette nous a montré le chemin et là les ennuis ont commencé.
Arrivés là bas, d’autres jeunes nous ont rejoints et passé du temps à nous expliquer que nous devions obligatoirement prendre deux d’entre eux comme guides pour réaliser l’ascension. Au départ la discussion restait courtoise car il leur semblait de toute façon acquis que nous ne trouverions pas le chemin seul mais au bout de quelques minutes Romuald l’a trouvé et même suivi sur quelques mètres. La tension est montée. Au final et c’est bien dommage, les femmes ont assistées à une petite « guerre de mecs » très prévisible. Les mots ont fusés, Romuald et Lothar ont haussés la voix pour rien. On n’a même pas pu monter, ni pique niquer et dû reprendre la route tout de suite. La violence n’était que verbale mais prête à s’envenimer. Après quelques minutes de route sous le silence un peu marqué de Valérie et Claudia, les hommes ont réalisés qu’il avait réagit bêtement. On connaissait le risque. Si ces jeunes hommes, avaient plus que tort de procéder de cette manière, ils ne sont que pauvres avec l’envie de soutirer de l’argent à des occidentaux qui en ont 1000 fois plus qu’eux. Au moins, ils ne rackettent pas, ni ne volent comme dans d’autres pays. Romuald et Lothar auraient du poliment comprendre qu’ils ne changeraient pas d’avis et ne pas s’énerver pour rien. Romuald est rentré tout triste. Après 10 mois de tour du monde, arrivé à s’énerver pour rien et ne pas se maîtriser, c’est quand même dingue ! On apprend tous les jours…

Quelques jours plus tard, nous partons seul pour d’autres montagnes, lacs et volcans aux alentours de Munduk et du Danau Batan et là tout est différent. Plus haut en altitude, il fait frais et c’est avec plaisir que l’on remet les polaires et nos chaussures de marche. Le soir, on se couche rapidement car rien n’étant chauffé, le seul refuge est la couette.
Là-bas, point de problèmes de guides, on peut se faire accompagner, si on le souhaite pour un prix raisonnable ou comme nous, randonner seuls et aller plus au moins se perdre des heures dans la jungle. La première randonnée était certes très jolie longeant deux très beaux lacs sauvages mais un peu longue. Les chemins n’étant pas du tout indiqués, nous nous sommes plus ou moins perdus dans la forêt. Après presque trois heures de marche, nous avons aboutis dans un village. Là, persuadés de pouvoir trouver facilement un taxi, nous avons commencé à nous adresser aux gens qui nous saluaient : pas un ne comprenaient l’anglais ! La petite balade en forêt commençait à tourner au vinaigre. La nuit commençait à tomber et avec elle le froid (enfin le frais !), la fatigue se faisait de plus en plus sentir. Romuald, toujours positif était persuadé de trouver un taxi. Quelques minutes plus tard, nous avons enfin trouvé un jeune homme qui parlait un peu l’anglais et qui a bien voulu emmené Romuald sur son scooter. Valérie a continué vaillamment à marcher sur la route avec les enfants. Tout ne s’est pas passé comme prévu et ne trouvant pas de taxi, Romuald accompagné par son chauffeur a du retourner jusqu’à l’hôtel pour récupérer la voiture et venir cherché le reste de la famille. Le temps n’est pas passée très vite pour Valérie et les enfants : la nuit est tombée sur la route mal éclairée ainsi qu’une petite pluie fine. Les enfants ont commencé à pleurer d’angoisse ou de fatigue. Heureusement, au bout de la route du village, au croisement de la grande route, l’attente n’a pas été trop longue et on a vite vu arriver le jeune en scooter, suivi de peu de Romuald. Ouf ! Il était temps, la journée avait été un peu longue !
Les journées suivantes nous avons fait plus paisible en nous promenant dans les caféiers, les cultures d’hortensia (pour les offrandes) et les rizières en terrasse. Ces dernières sont plus belles les unes que les autres. Dans ce coin, les agriculteurs pratiquent des plantations échelonnées le long de l’année. Certaines terrasses sont envahies par le bleu du ciel qui se reflète sur l’eau, d’autres sont vertes, d’autres blondes prêtent à être ramasser et enfin des jaunes déjà moissonnées. La voiture nous ayant permis de sortir des routes touristiques, au milieu des champs nous ne passons pas inaperçu avec nos enfants et nos bouilles d’européens. Nos promenades sont jalonnées de sourires, de quelques mots en balinais et les inévitables… Zidane !
La coupe du monde est partout, même dans les coins les plus reculés. Un jour de pique-nique en haut d’un superbe belvédère, un gamin nous a même surpris. Il nous a sorti un à un tous les noms des joueurs de l’équipe de France. Dingue, non !
En montagne, on a retrouvé nos standards du tour du monde avec une pension rudimentaire dans une enceinte familiale balinaise. Ici, on ne choisissait pas les menus et c’était à chaque fois l’occasion de bonnes et mauvaises surprises culinaires. Les enfants ont surtout apprécié le jardin et le fait d’essayer à faire voler les cerfs-volants avec les enfants des propriétaires et nous les fruits du jardin, le site, la chaleur de l’accueil. Si les coqs, qui chantaient dès 3 h du matin sous nos fenêtres, ne nous ont pas salués à notre départ, la propriétaire quant à elle nous a pris dans ses bras chaleureusement. Vous reviendrez l’année prochaine, hein ?

La côte nord.

A Pemuteran, un petit village au nord ouest de Bali, suffisamment loin des stations balnéaires de Lovina pour garder son caractère authentique, nous avons rejoint nos copains allemands. Ils nous attendaient sur la plage, juste au bord du magnifique jardin de l’hôtel, allongés sur une chaise longue en sirotant un jus de fruit frais, la paille à la bouche, le livre à la main. Les enfants ont rapidement rejoint Zina et Merle juste dans la piscine derrière. Le premier saut périlleux avant de Louen accompagné d’un grand cri et d’un gros plouf a, comme d’habitude surpris et réveillé les quelques personnes à moitié endormies autour de la piscine. Après, c’est un inévitable « mais il a quel âge ? » et un regard sur leur enfant du même âge qui barbote tant bien que mal avec ses brassards.
Aux alentours, c’est une belle plage de sable gris fin dans une baie coupée des vagues, avec de beaux bateaux de pêche au loin et d’autres échoués sur la plage. Sous l’eau à quelques brasses, El Niño a dévasté l’un des sites sous-marins les plus réputés de Bali. Un programme de recréation de cette flore est en cours, les coraux ont déjà en partie repoussé et les poissons sont magnifiques.
Nous avons de même pris tous ensemble un bateau pour rejoindre une petite île au large où malgré les vagues, nous avons plongés tous ensemble avec masque et tuba. Un grand moment que ce soit pour la traversée où nous avons pris littéralement la mer en pleine figure ou que ce soit pour la beauté des fonds et le magnifique tombant où l’on a pu admirer entre autres des étoiles de mer, des poissons clowns, poissons Picasso, des poissons perroquets et même un poulpe.
Pour le détail, dans l’architecture balinaise, pour la première fois, notre salle de bains était extérieure. C’est assez sympa de se doucher en regardant les étoiles le soir et c’est la garantie qu’elle ne sente pas l’humidité ! L’idée est sympa. On a suggéré aux enfants qu’on installerait une douche sur notre terrasse à Villeurbanne 


Les environs de Kuta

Nous avons quitté nos amis allemands et Pemuteran pour rejoindre la zone la plus touristique de Bali, lieu des attentats, les environs de Kuta et de l’aéroport où Marielle, la cousine de Romuald arrivait pour le week-end. Avec sa collègue Laetitia, elles ont réussi à caser un rendez vous avec un fournisseur le lundi, permettant ainsi cette excursion balinaise, dans le cadre d’un voyage professionnel en Thaïlande.
On était tous impatients et excités à l’idée de la voir. Les enfants lui ont fait la fête et l’ont rapidement submergée de leurs récits. Quant à nous, on avait à cœur de lui faire vivre un peu de nos aventures balinaises et de lui faire découvrir un concentré de Bali en deux jours. Et bien, on espère avoir réussi. Elle a pu voir des temples, une cérémonie, faire du shopping, s’adonner aux joies du marchandage, sillonner au milieu des mobylettes dans notre vieille Kijang, profiter de la piscine avec les enfants, se rendre sur une plage sauvage de sable blanc, en dessous des falaises puis voir arriver avec plaisir de beaux jeunes hommes (que nous avons finalement pris en autostop), suivis par un troupeau de balinaises essayant à tout pris de nous vendre colliers et massages sur la plage. Marielle a même eu droit, contre son gré, à un début de massage des fesses. Action promotionnelle de la femme qui s’était assise derrière elle. La tête de Marielle ! Ensuite, nous avons tous assisté à un spectacle de danses balinaises, avec en première partie des singes chapardeurs qui ont réussis à prendre la pochette de l’appareil photo de Marielle et les lunettes de Laetitia. Apparemment, les singes sont très surveillés par des balinais (ou plus ou moins dressés ?) qui se précipitent avec de la nourriture, ce qui fait lâcher prise au singe. Ce petit service demande bien sûr une bonne contre partie financière… de toute façon, on a pas le temps de réfléchir et une paire de lunette quand on est myope, n’a pas de pris !
On a fini en beauté sur la plage de Jimbaran où les pieds dans le sable, nous avons dégusté des poissons et fruits de mer frais du matin.
Le lendemain pour elles, s’était boulot puis le départ. On a voulu les rejoindre à l’aéroport pour leur faire nos adieux. Et là, surprise ! Nous n’avons pas pu entrer dans l’aéroport ! Sécurité oblige, après les attentats, seuls les voyageurs munis de leurs billets peuvent entrer. On était tout déçu et c’est avec un peu d’espoir d’être arrivé les premiers que nous avons attendus. Le temps passant, Romuald a réussi à lancer une annonce et quelques minutes plus tard, on a vu apparaître Marielli et Laetitia toutes souriantes. Nous avons pu dire au revoir à tout le monde, y compris à nos copains allemands qui prenaient le même avion !

Amed.

Finir par Amed était un peu la cerise sur le gâteau. La région est superbe et sauvage. La côte est très découpée et une seule et minuscule route en mauvais état l’a parcours. Elle se faufile d’une baie à l’autre en passant par des points de vue magnifiques sur la mer et le volcan le plus haut de Bali. Les trimarans colorés des pécheurs égayent les plages de sable gris et le vent secoue les cocotiers d’une des régions les plus sèches de Bali.
Après avoir quitté Marielli, il nous fallait frappé fort pour remonter le moral des troupes un peu tristes de laisser partir tout le monde. Là encore, on a eu de la chance. Au détour d’un virage, une affiche le long d’un mur de propriété promeut une petite villa à louer. « Onl Y ou », elle s’appelle. On s’est arrêté pour voir et on n’est pas reparti. La villa est en fait un duplex superbe dont chaque recoin est décoré avec goût et pourrait faire l’objet d’un article dans un magasine de déco. Bien sûr, il y a la vue sur la mer que ce soit du balcon de la chambre ou depuis la terrasse devant le salon où s’ébattent nos enfants dans notre petite piscine privée. En contrebas, un petit chemin fermé d’une grille permet de rejoindre une toute petite plage de quatre mètres carrés avec à quelques brasses de là, les coraux et les petits poissons. Un petit déjeuné divin est servi sur la terrasse de la maison des propriétaires (Romuald a même eu droit à du fromage dont un bon bleu) et en journée des jus de fruits frais.
Le lever comme le coucher du soleil, eus aussi valent des points.
Dans la cours à côté de notre bonne vieille voiture, deux scooters, mis à notre disposition, n’attendent que nous et les enfants piaffent d’impatience pour les essayer.
Pour finir le tableau, le propriétaire est un linguiste allemand marié avec une balinaise. Il parle parfaitement le français. Après nous avoir conseillé sur ce qu’il y a à faire au alentours, il part et revient à nous avec une pille de bandes dessinées et des livres en français ainsi que des DVD pour les enfants. Tout le monde est aux anges. On passera pas mal de temps à lire sur le canapé ou les transats au bord de la piscine à différents moments de la journée. Un vrai bonheur. Ensuite, ayant compris que c’est l’anniversaire de Romuald, il nous propose d’aller acheter de quoi nous faire à manger ainsi qu’une bouteille de vin.
Tout est donc parfait et nous sommes prêts à passer un bon séjour et un bon anniversaire. Les enfants ne pouvant plus attendre, on part au couché du soleil faire un tout petit tour en scooter. Valérie n’est pas rassurée, Romuald prend les trois enfants avec lui… ils sont aux anges. En revanche, côté Valérie ce n’est pas la joie. Sa bonne vieille trouille des deux roues est toujours là et trop crispée, elle n’y prend aucun plaisir. Sentant bien qu’elle fait cela pour faire plaisir à tous, Romuald n’insiste pas. Allez on rentre ! Le demi tour fait au ralenti se passe bien mais la suite non. Valérie accélère brusquement et prend peur, puis freine sans lâcher l’accélérateur. Boum patatras, parterre avec le scooter sur le pied et une bonne grosse brûlure sur la cheville. Là encore, elle fait sa courageuse pour ne pas affoler les enfants. En revanche, elle ne souhaite pas ramener la moto et Romuald part chercher la proprio pour ramener tout le monde sur les scooters. L’engin n’a rien ou presque. Soulagement pour le portefeuille. En revanche, côté Valérie même si ce n’est rien de grave, ce n’est pas la joie. Le goudron l’a brûlée à la cheville, la plaie est assez douloureuse et elle est tout enflée…
On a quand même fêté l’anniversaire dans la bonne humeur et Romuald a soufflé ses fausses bougies pour ses 36 ans. En cadeau, une chemise cachée depuis la Thaïlande et deux demi-journées de plongées sous marines.
La suite du séjour est tranquille. Seul Romuald empruntera les scooters. Les enfants profitent de la piscine pendant que Valérie se repose et bouquine. Romuald quant à lui, goutte pour la première fois à la joie des profondeurs. La première plongée s’effectue à Tulamben pour découvrir des coraux ayant envahis une épave datant de la deuxième guerre mondiale.
Le plongeur qui l’accompagne a rapidement vu qu’il était à l’aise sous l’eau. Il l’a donc laissé géré sa plongée, seul notamment pour le réglage de la montée descente et ils iront tous le deux jusqu’à -21 m, profondeur inhabituelle pour une première plongée. Romuald a tout de même fini malade en ayant le mal de mer à son retour dans les vagues vers la plage 
Le lendemain, ils ont plongées dans un tombant. La visibilité était meilleure et la plongée plus longue car Romuald a mieux géré sa consommation d’oxygène. En revanche, à force de se passer l’appareil photo, Romuald a oublié de passer la dragonne et l’a perdu. Petit moment d’angoisse où tout deux ont cherché l’appareil. Après vingt minutes de recherche, il a fallu abandonner par manque d’oxygène et remonter. Les jeunes du village sur la plage qui entendent le récit de notre perte, réagissent rapidement et partent en mer sur un bateau de pêche en se disant qu’il aurait peut-être flotté et rejoint la surface. Ils réussissent finalement à le retrouver. OUF ! C’est un peu grâce à eux que vous pouvez voir sur le site les photos de Romu sous l’eau !



Voilà voilou, avant de prendre l’avion, on est retourné à Ubud pour faire nos achats et poster un énorme colis. Bali nous a beaucoup plus à la fois par la gentillesse de ses habitants, les paysages, la richesse culturelle et le fait qu’on puisse faire entrer un petit peu de luxe dans notre voyage tout en restant dans notre budget.

Nous sommes maintenant arrivés à Pékin où on nous prête un appartement très sympa.
A bientôt pour nos aventures pékinoises.

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