
Descendre à l’océan pacifique en pleine journée au Mexique sans climatisation … ça c’est l’aventure. 42°C dans la voiture. On boit et on transpire. On tente vainement de faire l’école aux enfants. Les paysages lors de la descente sont fantastiques, très sauvages avec une végétation qui s’éloigne rapidement des forêts de pin pour laisser place à un paysage de cactus aux formes variées et semi aride …. La route n’est pas trop mal même si les deux voies font offices de quatre voies où il faut se pousser sur le côté pour laisser passer le camion qui double en face. En gros, le conducteur doit rester concentré même quand on passe devant les lacs magnifiques au sud de la Nueva Italia. Certains coins paumés donnent vraiment envie de s’y arrêter. Mais bon on a suivi les conseils de Greg et d’autres mexicains…. Le coin est très pauvre, pas aménagé pour les touristes et dangereux (braquages et autres). Alors bon, on n’a fait que passer.
L’arrivée sur l’océan est sympa. Avant de le voir on découvre de superbes palmeraies, bananeraies, cocoteraies et tuttiquantiraies qui font passer plus facilement la chaleur car à ce stade du voyage, les fenêtres ouvertes ne laissent plus entrer qu’un air chaud et moite. Pour un peu on regretterait le Haut Doubs.
On s’est posé pour deux jours dans la baie de Zihuatanejo. Quelques kilomètres avant, c’est la grande motte locale Ixtapa avec des Resorts immenses et surtout des grandes barres qui défigurent le paysage. Zihuanejo est à l’origine un village de pécheur. La baie n’est pas trop défigurée. Certes ce n’est plus un paradis sauvage mais c’est très sympa et vivant. De notre chambre d’hôtel, on a vue sur la piscine, puis les palmiers puis la baie. L’accès direct à une superbe plage permet aussi de rejoindre un chemin éclairé le soir qui mène au centre ville et au port. Un paseo au contour découpé où là encore, on se bécote sur les bancs publiques en écoutant le ressac régulier des vagues.
A propos d’hôtel, on en a une bonne à raconter. Lors de notre arrivée, on a visité quelques hotel histoire de trouver quelque chose de sympa à un prix abordable. Au détour d’un virage on s’est laissé tenté par un hôtel club. Valérie est descendue pour demander les prix… On a compris 360 pesos pour une chambre mais avec seulement un grand lit et un petit lit. Vu le prix (- de 25 euros) on s’est dit que cela valait le coup de jeter un œil. On descend donc tous de la voiture pour aller voir. La femme nous invite à monter dans une petite voiturette de parcours de golf et nous emmène vers l’entrée de la chambre. En fait un appartement superbe avec jacuzzi en terrasse, un lit deux places immense et un plus petit, deux ou trois salles de bain … bref, cela fait le bonheur des enfants et froncés les sourcils des parents pour finir par un «Le prix c’est en dollars mexicains ou américains ? » … « Américain bien sûr » répète la jeune femme en souriant.
On a bien ri sauf quand on a annoncé aux enfants qu’on ne prenait pas la chambre.
A part cela pendant ces deux jours, on s’est posé. On s’est beaucoup baigné pour se rafraîchir. On a même trouvé non loin de là une plage avec eau claire, quelques coraux blancs et poissons multicolores… un petit amuse bouche qui nous a mis en appétit et nous rend impatient de découvrir les fonds marins des Caraïbes et de l’Océanie.
Ensuite, histoire de couper la route de retour en deux pour Cuernavaca (près de Mexico), on s’est arrêté à Acapulco… Ah ! La fameuse baie d’Acapulco, cela en fait rêver plus d’un, hein ?
Le rêve est vite retombé dès notre arrivée. C’est complètement bétonné et c’est devenu une ville sans cachet de près d’un million d’habitants. Autant dire qu’il ne faut plus y venir pour y passer des vacances tranquilles sur des plages de rêve. On y vient pour les Resorts de luxe. Pour le reste, ne soyons pas trop guide du routard, les plages sont propres et belles et les cocotiers encore présents. La ville est mexicaine est très vivante. Il est sympa de se promener sur le port et dans Acapulco pour y découvrir le fossé qui existe entre le monde des touristes et des locaux, les hôtels de luxe et les maisons de brics et de brocs des environs, les boutiques chics et le grand marché local avec les étalages pleins de mouches, les bateaux de croisières et le petit pécheur qui dépèce son espadon sur le quai à la machette… Bref, Acapulco c’est la baie de tous les contrastes.
Les prix des hôtels sont très élevés. On a fini dans un hôtel sans charme, vieux mais propre où on a du demander un drap de dessus pour mettre entre le drap et la couverture car ce n’était pas prévu. Il y avait quand même une piscine qui n’a donné envie qu’aux enfants. On rassure Katia il n’y avait pas de cafards. (pas comme à Penjamo dans les chambres non réservées aux archéologues)
Mais le clou d’Acapulco, pour les enfants, restera les plongeurs de la mort… à voir dans leur récit.
Prochaine étape : Cuernavaca où nous attend une famille de l’association Servas. Ils ont une fille de l’âge d’Anaëlle. Les enfants sont très impatients de les rencontrer. Cela fait avalé la pilule « quitter la mer et la plage ».
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